Église Sainte-Anne : histoire et restauration

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Origine de l’église4
Vitraux28
Sépulture de Templier35
Peintures religieuses37
Peintures de notables47
Toit, charpentes, cloche58
Carrelages67
Meubles de l’église69
Nef et sculptures81
Le Coq du clocher88
La Porte des morts90
La Mariette de Sainte Anne93
Architecte , peintres, vitraillistes96
Donateurs103
L'église au fil des saisons105
Vieilles cartes postales112
L'église dans la presse115

Remerciements très sincères aux travaux menés par :

  • Mme Claire Guiorgadzé, architecte
  • Cabinet Moulinier
  • Et à tous ceux qui ont écrit sur La Saucelle, son histoire et son église, en particulier Régis Dodin et Bernard Louis Hémery qui nous ont aidé à écrire cette petite brochure.

De l’origine de La Saucelle à aujourd’hui

  • Le territoire de La Saucelle était vraisemblablement inclus pendant toute l’Antiquité et le Haut Moyen Age dans une vaste zone de landes et de bois, aux terres pauvres, dont la forêt de La Ferté- Vidame-Senonches n’est plus aujourd’hui qu’un lambeau.
  • Toujours est-il qu’une communauté paroissiale existait dès 1050, puisque La Saucelle est citée dans une charte de cette date.
  • Vivant de cultures et d’élevage, la population jusqu’au XIXème siècle atteignit 500 habitants. Il ne faut pas

s’étonner que l’église ait été aussi vaste.

  • Bien entretenue, cette église, qui a

conservé beaucoup d’éléments du passé est certainement une des plus intéressantes du Thimerais et du Perche.

L’origine de La Saucelle

Rédigée par Bernard Louis Hémery

Comme le révèle l’archéologie, le territoire de La Saucelle s’est établi assez tardivement, pendant le Haut Moyen-Âge (entre 476 et 987).

Dans la période d’essor économique, qui prit naissance sous les Carolingiens ( de 751 à 987) , un mouvement de défrichement fit progresser, vers l’Ouest, la zone cultivée qui, jusque là, s’était cantonnée sur le Drouais et le plateau de Laons.

A partir de la ligne Brezolles - Blévy, marquée par la voie romaine de Condé-sur-Iton à Chartres, s’étendait une vaste zone de landes, de bois et de marécages, au sol lourd et mal drainé. Les cultivateurs - bûcherons, à la recherche de terres nouvelles, à force de courage et de patience, l’assainirent et la mirent en valeur. Aujourd’hui, les forêts de Senonches, de La Ferté-Vidame et les nombreux bois du Thimerais et du Perche ne sont plus que des lambeaux de cet antique paysage, longtemps resté vierge.

Dans l’insécurité que firent régner les Normands, vers le IXe siècle, les hommes se regroupèrent autour de quelques nobles chevaliers, retranchés sur leurs mottes ou dans leurs maisons fortes. C’est ainsi qu’apparurent, dans l’histoire, les communautés paroissiales, qui édifièrent les églises, dont les communes du canton de Senonches, de la Ferté-Vidame et de Châteauneuf sont aujourd’hui les héritières.

Le plus ancien document écrit, qui fait mention de la paroisse de La Saucelle, date de 1050 (Saliciolum vers 1050, Salcetula vers 1115, Saucelle vers 1250, petite saulaie ou lieu planté de saules), mais on ne possède guère de renseignements sur ce qui se passa avant le XVIIIe siècle. L’église est mentionnée en 1080 comme appartenant à l’abbaye de Saint-Père de Chartres ou à l’abbaye de Saint Vincent aux Bois de Châteauneuf .

Naissance de l’église Sainte-Anne au fil du temps

L’église de La Saucelle est un édifice religieux remarquable du 11-12ième siècle (style

roman).

L’église Sainte-Anne est localisée dans le village de La Saucelle, dont le territoire est situé en lisière du Parc Naturel Régional du Perche.

La paroisse de La Saucelle s’est probablement développée dans la deuxième moitié du XIIième siècle. La construction de la partie essentielle remonte à l’époque romane, le chœur et son chevet semi-circulaire ont été bâtis au XIIième siècle. Des granges et moulins l’entouraient.

Dans la commune, les lieux dits le Temple et la Commanderie gardent encore aujourd’hui le souvenir que ces lieux ont appartenu aux Chevaliers (Templiers puis Hospitaliers de Saint- Jean) qui ont œuvré au défrichement des terres.

Une Commanderie de templiers s’élevait autrefois dans ce petit village.

Lorsque la Commanderie cessa son activité, elle se déplaça à La Villedieu-en- Druguésain sur la commune de Laons, dans le Drouais.

La Saucelle (carte de Cassini)

[établie sous la direction de César-François Cassini de Thury (1756-1815)]

La Saucelle et la commanderie figurent sur cette carte

La structure de l’église

faite par l’architecte Claire GUIORGADZE

Une église dans une abbaye

L’église, dédiée à Sainte Anne, a appartenu de longues années à l’abbaye de Saint Vincent aux Bois à Saint-Maixme-Hauterive (près de Châteauneuf en Thymerais).

L'origine  de  l'abbaye  remonte  au  milieu  du XIe siècle, où Gervais, seigneur de Châteauneuf, fait édifier dans les bois un oratoire dédié à saint Vincent. Ce modeste oratoire cède la place à une abbaye florissante. Mais deux incendies vont mettre fin à son essor : un premier incendie vers 1315, pendant la guerre de Cent Ans et un second pendant les guerres de Religion en 1562. Elle sera reconstruite sous l'égide de l'abbé Léon de Loynes, nommé abbé de Saint-Vincent le 9 janvier 1671. Puis à la Révolution, le 31 juillet 1791, elle est vendue comme bien national , transformée en château puis détruite.

L’Annuaire de 1850 d’E.Lefèvre ne donne que peu de renseignements, tirés du Cartulaire de St Père de Chartres :

-vers 1080, « Urson, vassal de Gautier, fit don à l’abbaye de St Père, de l’église de La Saucelle avec le cens et 23 arpents de terre auprès de cette église ».

-vers 1101-1129, « Guillaume des Châtelets, en reconnaissance de ce que son fils Raoul (ou Radulfe) avait été admis parmi les religieux de St Père, leur fit plusieurs dons, au nombre desquels figure la dîme de toute terre qu’il avait à La Saucelle. »

Abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois à Saint-Maixme-Hauterive

L'abbaye de Saint-Vincent obéit à la règle de saint Augustin, elle rassemble une communauté de chanoines liés par les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Contrairement aux moines, les chanoines ne sont pas cloîtrés, ils assument la charge pastorale d'âmes au sein des cures vacantes et portent le titre de prieur. Leur prieuré se trouve sur le domaine foncier de Saint-Vincent. Les religieux, issus de l'abbaye, gèrent le prieuré sur place et envoient en contrepartie les revenus à l'abbaye.

Hors Sainte-Anne de La Saucelle, dépendent de Saint-Vincent de multiples prieurés : Saint-Blaise des Chaises, Courdemanche, Saint-Rémy de Feuilleuse, Lamblore, Saint- Nicolas de la Ferté-Vidame, Saint-Léger de Louvilliers-en-Drouais, Saint-Laurent de Mainterne, Notre-Dame de Marville-les-Bois, Saint-Martin de Montigny-sur-Avre, Notre- Dame de La Mulotière, Neufville, Saint-Rémy de Révercourt, Saint-Jean de Rébervilliers, Saint-Ursin (paroisse de Saint-Rémy-sur-Avre) et Saint-Maurice de Tardais.

L'abbaye touche donc les dîmes versées par ces diverses paroisses et un grand nombre de rentes viagères. En outre elle dispose des droits seigneuriaux de haute et basse justice d'où découlent les redevances seigneuriales. Elle possède des maisons, des fermes, des moulins, des briqueteries, des prés, des bois, elle a le droit de chasse, de forage sur son fief. Enfin, elle touche le cens en argent et les dîmes en muids de blé sur toutes les pièces de terre qui lui ont été cédées (Le Boullay-les-Deux-Eglises, Saint-Sauveur et Levasville, Boutaincourt, Saulnières, …).

Aménagement de l’église Sainte-Anne au fil du temps

Les peintures retrouvées sur le mur sud dateraient du XVème siècle : on y voit plusieurs

saints entourés de moments de la Bible. L’élargissement (côté nord) de l’église va ensuite probablement détruire une autre partie des ces peintures : il devait y avoir d’autres saints et d’autres peintures, symétriques de celles du coté sud.

Les litres funéraires qui entourent l’église dateraient du XVIIème siècle.

Le percement d’une nouvelle baie (XVIIème siècle?) va de nouveau casser la continuité des peintures sur le mur sud : voir les différences entre les fenêtres des vitraux …..

Les peintures probablement défraichies vont ensuite être recouvertes de peinture blanche

qui fera disparaitre le passé de l’église.

Au XIXème siècle, il y a l’installation d’une chaire sur le coté sud.

Au fond de l’église, les oscillations du clocher vont faire modifier les boiseries de l’édifice :

on aperçoit (coté nord) la grande croix qui maintenait une partie du clocher autrefois.

Coté nord

Litre funéraire

Sépulture de Templier

Peintures religieuses

               +                  

Coté sud

FONDATIONS DE L’EGLISE

Sous les piliers, on retrouve :

-la base du pilier,

- plusieurs strates de revêtements.

Dans le passé, le niveau du sol a été relevé de 18 cm et l’ancien carrelage subsiste localement

et a été observé dans les fouilles.

L’église est établie dans une plaine alluviale liée à un petit ruisseau qui est busé au droit de

l’espace vert. Initialement, cette zone devait être un marécage assaini au Moyen-âge.

L’intérieur de

l’église avant les travaux de 2020

La chaire (installée au XIXème siècle) et traces de peinture

Trace de litres funéraires sur le mur Sud de la nef. Cette litre apparaît aussi dans les ébrasements des fenêtres, sur le mur Nord du collatéral, et à l’extérieur, sur la façade Nord.

Peinture

Litre

Disparition des dessins

Cette couche de plâtre correspond probablement aux travaux décrits par

le curé de La Saucelle en 1840 dans le registre paroissial (ci-dessous).

Extrait du registre paroissial, archives du diocèse de Chartres. « Pendant le cours de cette année 1840 les murs de l’église ont été recouverts et badigeonnés, deux croisées ont été baissées et les cintres réparés. Le coût de ces travaux est payé pour la plus forte partie au moyen d’une somme de cent francs accordée en secours dans le gouvernement ».

(« secours » : ancien nom pour « subventions »)

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Des Templiers aux seigneurs

Sans que l’on connaisse précisément le rôle

qu’elles ont joué aux origines de la paroisse Sainte-Anne, deux institutions ont été présentes à La Saucelle dès le XIIe siècle et jusqu’à la Révolution :

  • les Templiers puis les Hospitaliers de Saint- Jean, qui possédaient pas moins de trois granges autour du village de La Saucelle, des moulins et de nombreuses terres,
  • les Chanoines de Saint-Augustin de l’abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois, qui ont tenu le prieuré-cure de Sainte-Anne de La Saucelle du XIIe au XVIIIe siècle.
  • Les seigneurs locaux, de Belleville et La Saucelle, ont probablement joué aussi un rôle dans l’histoire de l’église paroissiale, en contribuant à ses agrandissements et à ses embellissements.
  • Certains membres de la famille Des Guetz ont probablement été enterrés ici et leur litre funéraire apparait sur les murs.       18
Eglise romane du XIIième siècle
  • La partie la plus ancienne de l’église Sainte-Anne est son chevet roman, hémicirculaire, flanqué de contreforts peu saillants en grison. Une baie d’axe avec un encadrement en grison se devine, bouchée en maçonnerie, derrière un plus gros contrefort rapporté après. Les deux contreforts rapportés au chevet ont été placés au droit des entraits rayonnants du chevet, probablement au moment de la construction de la charpente…
    • L’édifice a été augmenté d’un bas-côté au Nord, peut-être à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe. La charpente présente le même type

d’ornements que celle de la nef. On note aussi que l’église n’est pas strictement orientée, son chevet est au Nord-Est.

  • Les arcatures en plein cintre ornées de dais architecturaux sont de style Renaissance, probablement une reconstruction du milieu du XVIe siècle. Les trois dais architecturaux qui ornent les écoinçons, tous différents, ont un dessin très élaboré, milieu du XVIe siècle, qui évoque des gravures du lyonnais Philibert de l’Orme (1514-1570) que des bâtisseurs auraient pu voir (Château de Chenonceau, château d'Anet, château Neuf de Saint-Germain- en-Laye, église Saint-Nizier de Lyon).
    • Le haut clocher en charpente et la façade occidentale, en maçonnerie de moellons avec modénature en briques, contreforts et encadrements en grison et briques, semblent dater de la fin du XVIIe siècle ou du début XVIIIe.
    • Enfin, la sacristie a été aménagée tardivement, probablement au cours du XVIIIe siècle, en obturant la cinquième arcade du collatéral et en fermant sa dernière travée par un refends.                                                                                                           19
Eléments d’architecture inspirés de Philibert de l’Orme

Trois éléments d’architecture miniature, Renaissance, en pierre, badigeonnés, avec

petites niches vides, probablement inspirés des travaux de Philibert de l’Orme .

Sous les épais badigeons qui empâtent les moulurations, on devine un appareillage dans lequel ces ornements seraient taillés dans les mêmes blocs que les claveaux des arcs.

Le ravalement des murs extérieurs

Les enduits extérieurs et intérieurs sont entièrement repris pas une entreprise de maçonnerie, avec du sable de la région.

Des travaux sur le clocher ont été effectué en 2018.

Des travaux de restauration des peintures ont eu lieu en 2020.

L'église Sainte-Anne (Façade Ouest de l'église)

L’extérieur de l’édifice

Le mur gouttereau (mur latéral des édifices religieux, surmontés de gouttières), au sud, du côté du cimetière, avec ses contreforts plats, une fenêtre en plein cintre, encadrée de moellons de « grison» et

l’abside semi-circulaire (permettent de dater de l’époque romane (XIe - XIIe siècles) la partie essentielle de l’édifice. Un bas-côté fut greffé à la nef côté Nord plus tard au XVIe siècle, comme en témoignent des

éléments architecturaux visibles à l’intérieur.

Sud, du côté du cimetière                                                            Nord, du côté du pré communal

Du côté du pré communal, qui fut autrefois l’enclos du presbytère avec une mare qui a existé encore jusqu’en 1970 environ), s’ouvre une petite porte basse en plein cintre (dont la courbure est un demi- cercle) .

Les murs extérieurs

De quelle couleur refaire les murs de l’église? Du rose au blanc? Du jaune au beige?

En tout cas, avec du sable du Perche !

Zone de Texte: Les murs extérieursZone de Texte: 24Avant les travaux de 2020    Après les travaux de 2020

TRAVAUX DANS L’EGLISE au cours des siècles
  • XI-XIIème s. : construction de Sainte Anne
  • Début du XVIème s. : Elargissement par un colatéral sur le côté Nord
  • Milieiu du XVIème s. : Arcatures de style Renaissance
  • XVIIème s. : Clocher
  • XVIIIème s. : Sacristie
  • 1830 : réfection de la couverture du clocher « Il sera couvert en ardoises 1ère qualité de 11 pouces de long et 8 pouces de large, engagées à 4 pouces, attachées avec 2 clous ou 3 si nécessaire ».

Travaux au presbytère : 2 piliers, 2 barrières, couverture du presbytère et d’un cellier/bûcher pour lequel « la couverture étant en paille, il faudra 200 bottes de paille de bled pesant 12 livres la botte ».

  • 1836 : réparations à l’église (planchers sous la cloche, lucarnes du clocher, lambris, armoire).
  • 1862 : refonte de la cloche par M. Mahuet, fondeur à Dreux.
  • 1928 : réfection de la couverture du clocher par M.Henri Barbot, ferblantier-couvreur à Senonches.
  • 1970 : réparation du clocher et du plafond
  • 2017: soutien du clocher et installation du vitrail central
  • 2020 : découverte des peintures, réfection des vitraux et du carrelage, réparation du

mur nord fendu

Guillaume le Conquérant en Angleterre          1066

Création de l’église Sainte-Anne Sépulture d’un Templier

1100?

1250?

Guerre de cent Ans

Les DES GUEZ sont notables à La Saucelle

1337 – 1453

1450

Mort du Marquis d’O

Zone de Texte: •
•
Promulgation de l'édit de Nantes

Zone de Texte: Agrandissement de la nef
Rajout de fenêtres
Peintures des saints

1ère cloche

1494

1598

1600

1604

Fin des DES GUEZ à La Saucelle                       1685

Révocation de l’édit de Nantes                   1685

Révolution

Toit de l’église Eglise badigeonné de plâtre blanc

2ième Cloche

Réfection du toit et de la voûte) Suppression du support du clocher

Zone de Texte: 26Nouveaux travaux (2017-2020-2021)

1789

1830

1840

1860

1970

2020

Zone de Texte: Templiers 1129-1312
Famille Des GUEZ
Guerre de religion (1540-1587)
Zone de Texte: La vie de l’église
au cours des siècles
Poutres Nefs et clocher (2022)                         2022

L’origine des matériaux au XIIème siècle

Lors de la construction de l’église au XIIème siècle, tous le matériaux viennent du village ou d’environs (10 km) de La Saucelle tels que Beauche ou Senonches : pierres de grison, pierres de silex, chaux (Senonches), poutres de chêne, tuiles, tomettes, sable, terre

noires, …

Documents extraits d’un film réalisé par Rowen Richards

Vitraux de Sainte-Anne

Les vitraux de l’église Sainte-Anne

L'église est ornée de vitraux losangés .

L'oculus se trouvant au-dessus de la porte principale était muré et a été rouvert : une baie y est créée par un’artisan-vitrier du village en 2017.

Oculus se trouvant au- dessus de la porte d'entrée de l'église, datant de 2017.

VITRAIL CENTRAL

L'oculus se trouvant au-dessus de la porte principale est rouvert et une baie y est créée en 2017. Le vitrail au dessus de la porte d’entrée a été refait en 2017 par Slim Guenaoui, vitrier de La Saucelle : on y trouve une base de vitrerie avec un panneau central peint représentant la Vierge et Sainte-Anne, de style oriental.

LES VITRAUX ET LES FENETRES

Les vitraux sont tous du XXe siècle avec des verrières claires losangées, avec différentes nuances et bordures : bleutés dans le chœur (baies n°1 et 2) ; verdâtres sur trois baies (n°4, 8 et 10) et incolores sur la baie n°6 côté sud de la nef ; formant une teinte orangée côté ouest (baie n°3).

Aucun châssis de fenêtre ne se ressemble : elles sont toutes de structure et de tailles différentes.

Une fenêtre a été

rajoutée plus tard (voir

l’ogive).                                                                                                        

LES VITRAUX ET LES FENETRES

Une baie de la sacristie qui avait été murée est rouverte en 2020 et une baie de losanges y est créée par les ateliers Lorin de Chartres, qui est également en charge de réaliser des bavettes de plomb au bas de chaque baie afin de créer une aération générale de l'édifice (avec des rejingots pour éliminer l’eau de condensation sans infiltration dans la maçonnerie).

LA LUMIERE DES BOUGIES

Vieux bougeoirs mis sur les piliers entre l’ancienne nef et son extension

Sépulture d’un templier

SEPULTURE DE TEMPLIER

Sous les carrelages actuels, il est apparu la

sépulture d’un templier avec sur la dalle une croix. Du 12ième au 14ième siècles, La Saucelle a été dominée par des templiers, chevaliers de Saint-

Jean-de-Jérusalem ; ceux-ci dépendaient de la

commanderie d’Olivet, elle-même dépendante de La Villedieu-en-Drugesin (aujourd’hui Laons) et ils contrôlaient le moulin d’Olivet (sur la commune de La Saucelle) et plusieurs fermes sur la commune.

Sépulture découverte

en 2020                                                                                                                

Peintures religieuses

(trouvées en 2020)

Présentation des peintures

de l’église Sainte-Anne de La Saucelle

Lors des travaux de 2020, l’effritement du plâtre des murs a fait apparaitre

d’anciennes peintures murales à l’intérieur de l’église et des litres sur plusieurs murs.

Durant l’été 2020, La Saucelle a demandé à l’atelier Moulinier (Blois) de réaliser la restauration des peintures murales de l’église Sainte-Anne de La Saucelle. Ces travaux ont permis une meilleure compréhension des scènes mises au jour. Ils ont respecté ce qui pouvait se voir, sans restauration supplémentaire.

On peut distinguer deux grands ensembles :

  • Le premier datant du 15ième siècle occupe principalement le mur sud. On y retrouve une alternance de figures d’apôtre et de scènes énigmatiques.
  • Le deuxième ensemble comprend deux litres funéraires superposées datant du

17ième siècle.

Les trois principaux Saints

Parmi les saints, on peut reconnaître grâce à leurs attributs en partant du chœur Saint- Jacques-le-Majeur avec son bâton de pèlerin, Saint-Thomas avec son équerre, un saint non identifié et Saint-Thaddée (?) avec sa hallebarde tout à l’ouest.

Saint-Jacques-le-Majeur                       Saint-Thomas                            Saint-Thaddée

SAINT JACQUES LE MAJEUR un des apôtres du Christ, frère de saint Jean l'évangéliste (44)

St Jacques le majeur était fils de Zébédée et frère de saint Jean, pêcheurs sur le lac de Tibériade, compagnons de Simon et d'André. Ils étaient dans la barque de leur père et réparaient les filets quand Jésus, passant sur le rivage, leur dit :"Suivez-moi." Avec Pierre, Jacques et Jean seront les plus proches des apôtres de Jésus. Ils sont à la Transfiguration, puis au jardin des Oliviers et aussi de son agonie. Jacques, comme Jean, désire la première place auprès du Maître (Marc 10. 37). Il y gagnera l'annonce de son martyre: "Ma coupe, vous la boirez." Jacques but la coupe du Seigneur en l'an 43, lors de la persécution d'Hérode. Etienne avait eu la place de premier martyr. Jacques le suivit de peu. A la fin du 7ème siècle, une tradition fit de Jacques l'évangélisateur de l'Espagne, avant sa mort ou par ses reliques. Son corps aurait été découvert dans un champ grâce à une étoile : le campus stellae, devenu Compostelle. Après Jérusalem et Rome, ce fut le lieu d'un des plus célèbres pèlerinages de la chrétienté au Moyen Age et de nos jours encore. Décapité par ordre du roi Hérode Agrippa, aux environs de la Pâque en 42, il fut le

premier des Apôtres à recevoir la couronne du martyre.

SAINT THOMAS Apôtre (Ier siècle)

Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze". Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples lui rappellent: que les Juifs cherchaient à le lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c'est Thomas, la gorge nouée, qui pose la question :"Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.

Comment saurions-nous le chemin?" - "Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c'est grâce à ses questions et à ses doutes que Thomas, doit sa célébrité. Après la mort du Christ, il dit : "Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas." Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d'Incrédule. On oublie souvent que Thomas est surtout le premier qui, devant le mystère des plaies du Christ ressuscité, a donné à Jésus son véritable titre: "Mon Seigneur et mon Dieu." Saint Thomas est fêté le 6 octobre dans les Eglises d'Orient.

Zone de Texte: Nominis.cef(peut-être) SAINT THADDEE (ou JUDE), martyr (IXe siècle)

Esclave originaire du pays des Scythes, dans la famille de saint Théodore Studite, il fut affranchi quand celui-ci devint moine. Thaddée entra lui-même dans ce monastère du Stoudion jusqu'au jour où les moines en furent dispersés lors de la persécution iconoclaste de l'empereur Léon V. Thaddée fut arrêté avec six de ses compagnons et mis en demeure de rejeter le culte des icônes. Contraint de piétiner l'icône du Christ à terre, il rejeta que ce fût le fait de sa libre volonté. Avec quatre de ses frères moines, il fut flagellé de 130 coups de nerfs de bœuf et fut laissé pour mort. Il succomba à ses blessures deux jours plus tard.

Chaque Saint est orné d’une croix grecque

à branches fleurdelisées. Ces croix sont intégrées à l’intérieur de chaque peinture, ce qui

est rare, à la différence d’autres desseins où elles sont très souvent à côté des saints.

Scène de la vie de Jésus

Sur certaines scènes (énigmatiques), on peut reconnaître la présence de l’enfant Jésus (dans la

deuxième baie à partir du chœur) ce qui serait une indication pour le reste des scènes qu’on pourrait rattacher au cycle de la vie du Christ.

Jésus au centre est emmené par deux gardes

Les cavaliers ou les rois mages

La scène des cavaliers visible au centre du mur correspondrait alors à une représentation des rois mages.

Autres restitutions : Saint Léonard

prêchant entre un riche et un pauvre

Le pauvre Le riche

Peintures de notables

(trouvées en 2020)

Plusieurs litres funéraires

Sur les murs sud et nord, figurent deux litres funéraires (ou ceintures funèbres ou ceintures de deuil) : ce sont des bandeaux noirs composés, sous l’Ancien Régime, d'un mélange de noir de fumée et de colle de peau. Ils sont peints sur le pourtour des murs de l'église (intérieur et extérieur) avec dessus les armoiries seigneuriales. Elles datent du 17ème siècle. Il s’agit d’un décor spécifique qui correspond au deuil lié à la mort

d’un seigneur local. Hélas, les blasons liés à ces bandes noires parcourant l’église sont

illisibles et ne permettent pas de reconnaître le nom des familles correspondantes. L’ensemble des murs étaient recouverts d’une bande noire, une fine, une plus épaisse, sur les deux cotés (nord et sud) et aussi à l’extérieur.

Sur chaque pilier, un grand

blason avait été dessiné : il

n’en reste que la couleur ocre et parfois la couronne de

l’archiduc.

Famille des GUETZ

On peut associer le blason surmonté d’un heaume dans la baie entre Saint- Jacques et Saint-Thomas, à la famille des Guetz qui étaient les seigneurs de La Saucelle à l’époque de la réalisation de ces peintures.

Esquisse pour retracer

l’armoirie des Guetz

BLASON de la FAMILLE DES GUETZ

Petite empreinte sur le mur sud des armoiries

Retraçage des armoiries

Dans la sacristie, une autre armoirie ressort (proche de celle des DES GUETZ)

 
La famille de des GETZ ou des GUES

Du XVe au XVIIe siècle on trouve la famille de des Gués ou des Guetz comme tenant la seigneurie de Belleville-La Saucelle.

Les papiers de l’abbaye de Saint- Vincent conservent des témoignages des transactions entre les religieux et les seigneurs locaux concernant des terres sises à La Saucelle : Pierre des Guetz et Jean de Belleville en 1469

Les papiers de l’ordre de Malte aux archives nationales renferment aussi des partages et échanges entre le commandeur de La Villedieu et le sieur des Gués, seigneur de Belleville, en 1477

La famille de des GETZ ou des GUES

 L’ancienne cloche de l’église, descendue en 1860 pour être remplacée par la cloche actuelle, portait une inscription mentionnant Messire Loup des Guetz et Dame Françoise de Nollant, seigneur et dame de Belleville et la Saucelle – 1604.

 En 1648, on rencontre Charles des Guetz seigneur de Belleville et de La Barre et Marie Barboteau son épouse dans le minutier central des notaires parisiens. Ils demeurent rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois, et louent une maison à l’enseigne du pot d’étain rue de la Cossonnerie à Antoine Duparquier, marchand bourgeois de Paris.

 Au début du XVIIe siècle, un autre Charles des Gués, seigneur de Belleville La Saucelle demeure au château de La Barre, où il fait faire des travaux de maçonnerie.

Au XVIIIe siècle, la seigneurie de Belleville-La Saucelle est passée aux familles de Glapion, alliée aux familles de Champozon, de la Chaussée, de Malortye de Villars :

« François-Nicolas de Glapion, seigneur de Belleville et son épouse Françoise-Lucrèce-Aimée de Champozon », « Henriette- Louise de Malortye de Villars, Charles Hébert de Champozon dame et seigneur de Belleville ».

LES SEIGNEURS DE LA SAUCELLE : CATHOLICISME OU PROTESTANTISME

L’église de La Saucelle offre des traces d’un blason. Il s’agit probablement du blason de la famille des GUEZ : elle a possédé le manoir de Belleville et le château de La Barre. On les découvre en 1387 pendant la Guerre de Cent Ans (1337 – 1453) : ce chambellan du Comte d’Alençon est seigneur de

Belleville et parle avec l’abbaye de Saint-Vincent au Bois

(abbaye détruite, à proximité de Chateauneuf-en-Thymerais) pour lui racheter les biens de Belleville, hérités de Pierre et Gervaisotte BUILLEBERT, retirés tous les deux à l’abbaye. Par inadvertance, les Abbés successifs de Saint-Vincent vont continuer à jouir de ces biens et ceci va durer 88 ans.

Certains membres de cette famille vont être protestants et vont aider beaucoup de familles de La Saucelle dans cette religion. Sous Henri III, un premier sera châtié en Quai de Grève pour avoir édité en 1583 un libellé injurieux contre le roi : il sera arrêté, jugé, dégradé de la noblesse, pendu et brulé. Plus tard, en 1674, sous Louis XIV, Anne conspirera avec le chevalier de ROHAN dans un débarquement en Normandie de la flotte hollandaise : elle sera arrêtée, jugée et décapitée Place de la Bastille. La fin des Des GUEZ s’acheva en 1689.

Armoirie sur chaque pilier martelé à la Révolution

Armoirie coté nord                                                                Armoirie coté sud

COURONNE DE MARQUIS

  • La couronne pourrait être celle du marquis d’O.
  • François d’O, marquis d’O, seigneur de Fresne et de Maillebois, né en 1535 à Paris et mort le 24 octobre 1594, est un financier français et mignon du roi Henri III. Son

frère Jean d’O était sire de Manou.

  • A la mort de ce dernier, assassiné à Saint- Cloud le 2 août 1589, ce fut d’O qui dit au prince (futur Henri IV) qu’on ne le

reconnaîtrait comme roi de France que s’il

abjurait la religion réformée. C’est lui qui aida le roi en 1593 à devenir catholique.

GRAFFITIS

A quelques endroits, il reste des traces de graffitis, l’une sous un dessin est gothique, d’autres ont été faites par les ouvriers de l’église au fil des siècles

1777

Sous un vitrail …..

1777… dans le clocher                                                   M …

Vieux « O » gothique

(XVI ème siècle) …..                                                                                                

TOIT, CHARPENTES, CLOCHE…

Le plafond
  • A l’intérieur, on remarquera la solide assise de charpente construite au XVII ième siècle quand on décida de rehausser le clocher et de remanier le pignon Ouest.
  • En entrant directement dans la nef, on est fortement surpris par les

dimensions de l’édifice.

  • La haute voute ancienne en bardeaux est équilibrée par ces longs entraits d’une seule pièce entre lesquels courent, sur la partie supérieure des murs, de longues pièces de bois moulurées. Les constructeurs ont longuement utilisé les ressources du grand massif forestier, tout proche, de la Ferté-Vidame-Senonches.

LA CHARPENTE

LE TOIT

LE CLOCHER

SOUTIEN DU CLOCHER

En 2017, compte tenu de fissures dans les murs dus au balancement du clocher quand sonnent les cloches, il a fallu

mieux l’ancrer au sol grâce à des grands tréteaux en bois.

LA CLOCHE

L’ancienne cloche de l’église, descendue en 1860 pour être remplacée par la cloche actuelle, portait une inscription mentionnant Messire Loup des Guetz et Dame

Françoise de Nollant, seigneur et dame de Belleville et la Saucelle – 1604                    

Les cloches de La Saucelle

  • La cloche actuelle date de 1860. La précédente datait de 1604 et pesait 735 livres, elle avait été faite par Michel Chauvet, fondeur à Chartres. Jusqu’à la Révolution il en existait une deuxième plus petite, qui fut descendue en 1793 pour servir à fabriquer des canons, comme ce fut le cas dans la plupart des paroisses de France.

La cloche de 1860, 500 kg, fut fondue aux Fenots, commune de Dreux, par M. Mahuet fondeur, payée avec le métal de l’ancienne cloche et par une souscription populaire.

Le curé de La Saucelle a relaté dans son registre l’exposition dans l’église, la messe de bénédiction et le montage le soir du 21 octobre 1860.

Transcription par le curé de La Saucelle en 1860 de l’inscription sur la cloche « Maria » de 1604, mentionnant Messire Loup des Guetz Sr de Belleville et La Saucelle et Dame Françoyse de Nollant son épouze et Anne des Guetz, Michel Chauvet me fit.

La seconde cloche posée le 21 octobre 1860

CARRELAGES

CARRELAGES AU SOL

L’ensemble de la nef a été refait en 2020 avec des carreaux de terre.

Le cœur de l’église (autel) est couvert d’anciens carreaux.

Au pied de l’autel 

Dans le chœur 

MEUBLES DE L’EGLISE

MEUBLES : L’INSTALLATION DE LA NEF

Les bancs clos de la nef datent probablement du XIXe siècle, sauf un qui est peut-être plus ancien (ci-dessus).

MEUBLES : L’INSTALLATION DE LA NEF

L’église est habillée de bancs clos (numérotés et

avec certains noms).

Le banc des marguilliers est au centre de la nef

sur la gauche de l’allée centrale avec une croix.

Marguillier n. m. – 1510 marréglier, marruglier XIIe ; bas latin matriculus « teneur de registre ». Chacun des membres composant le bureau du conseil de l’ensemble des clercs et des laïcs chargés de

l’administration des fonds et revenus affectés à la construction, à l’entretien d’une église ( la fabrique d’une paroisse).

Meubles : bancs avec numéros et noms de famille

Sur les stalles de bois, que les familles de la paroisse ont gardées jalousement de génération en génération, trois d’entre elles ont encore une plaque émaillée portant les patronymes « Me LANGLOIS » , « Me VANHARD », « M.LEGENDRE »).

LA NEF

Le rétable de l’autel majeur XVIIIe

pourrait provenir d’un autre édifice : il semble un peu trop haut par rapport aux charpentes de l’église, les pots à feu sont au niveau des

entraits, et de part et d’autre de

l’autel on peut voir deux portes avec des traces de serrures, alors que dans l’abside il n’y a pas d’espace

pour passage ou placard d’angle.

Les pièce de charpente du chœur ont été peintes en brun sombre probablement au moment de l’installation de ce retable.

L’autel-majeur et les murs du sanctuaire sont ornés de statues moulées en plâtre, représentant Sainte Thérèse de Lisieux, la Vierge Marie, le Sacré-Cœur et Saint Joseph.

Tableau ancien : Sainte Anne et Marie

PETIT AUTEL DE LA VIERGE

L’autel du collatéral se compose de parties de différentes époques, d’une part un dosseret ancien en bois peint et quatre petites statuettes peintes de grande qualité du XVIIe siècle, d’autre part un autel plus récent placé devant. Sur le mur, une niche et des culots supportant des statuettes. L’installation du dosseret est antérieure à 1840 : le plâtre passe un peu derrière et s’arrête.

Sur l’autel une statue de la vierge écrasant un serpent (Notre-Dame des eaux au couvent de Nevers ou la Vierge au rayons de la rue du Bac à Paris?).

PETIT AUTEL DE MARIE

Un petit autel en bois peint, de style classique, dédié à la Vierge Marie, prend place au chevet* du bas-côté. Son décor révèle une œuvre du XVIIe siècle. On y voit quatre petites statuettes anciennes en bois, les apôtres Saint-Pierre et

Saint-Paul au niveau du tabernacle et, à la partie supérieure du retable, deux personnages levant un bras. Ces statuettes intéressantes, pleines de vie, sont typiquement de style baroque. Au-dessus du retable une statue en bois de la vierge.

MEUBLES : LA CHAIRE

La chaire, probablement du XIXème siècle, a dû être déplacée et modifié pour

permettre de voir certains dessins

Meubles : autour de l’autel

Prie-Dieu      Bancs

Sur l’autel

Orgue

Décoration de l’autel

Meubles : chemin de croix

Un chemin de croix fait le tour de l’église et voisine avec certaines statues

Bâtons de procession

Entre le chœur et la nef, un remarquera deux bâtons de procession:

  • l’un porte deux petites statuettes en bois, Sainte-Anne et la Vierge,
  • l’autre une statuette de la Vierge et l’Enfant couronnés.

NEF ET SCULPTURES

SCULPTURES

L’église possède une impressionnante collection de sculptures des XVIe et XVIIe siècles, en bois peint, entre autres :

  • une Vierge à l’Enfant dans le

chœur,

  • un groupe de la crucifixion sur la poutre de gloire,
  • Quatre saints en bois polychrome dans le collatéral, h 1,25 m environ : Saint-Georges ou St Michel, Saint- Roch, Saint-Jacques, Sainte-Anne avec la Vierge Marie.

-Des statuettes sur le rétable du collatéral.

Représentation en bois polychrome de l’archange Saint-Michel, exécutée par un ciseau sûr de son art et qui a donné

beaucoup de vie à l’œuvre

(influence du baroque)

Statue de Saint-Roch et son chien

SCULPTURES

Groupe de la crucifixion sur la poutre de gloire

Statue en bois polychrome, mutilée, de Saint-Jacques, portant le chapeau

Autel

Sainte-Anne et la Vierge en bois, du XVIe siècle, probablement

à la coquille des pèlerins du Moyen- Age

polychrome à l’origine  83

Groupe de la

crucifixion sur la poutre de gloire

Têtes de

Sculptures

Le COQ du CLOCHER

Le coq du clocher

Un coq qui domine le village et tourne au gré des vents chauds ou froids est posé en girouette sur le clocher, à flèche de section hexagonale, jaillissant d’une base massive couverte d’ardoises, avec, aux quatre points cardinaux, des abat-sons.

Mais le vieux coq du clocher, tout en cuivre, a pu être sauvé et il est gardé à

l’intérieur au chaud. Le changement de coq a eu lieu vers 1970.

Porte des morts

La Porte des Morts

La Porte des Morts dans une église chrétienne désigne une porte qui donnait sur le cimetière attenant à l'église. À l'issue de la cérémonie funèbre, les corps des défunts empruntaient ce passage pour être enterés dans le cimetière

Cette porte est souvent située dans le mur nord (le Nord étant le royaume de l'ombre donc des Morts).

A La Saucelle comme dans quelques rares autres églises, la porte se trouve sur le mur sud (du côté du cimetière).

Actuellement, les portes des morts sont le plus souvent bouchées car elles n'étaient plus utilisées depuis longtemps. Dans certains cas, elles ont complètement disparu.

Celle de La Saucelle a aussi été remise

sous le plâtre en 2021.

Porte des Morts trouvée en 2021

La Porte des Morts

Mme France POULAIN explique :

Entre les 12ème et 18ème siècles, les pratiques funéraires ont connu des évolutions liées en particulier aux grandes épidémies, telles que celle de la peste. Une des conséquences a été la nécessité de devoir accélérer les enterrements afin de limiter les contaminations. Une autre raison tient au fil du temps en la limitation de la place disponible dans les églises elles-mêmes.

Privilégiant l'intérieur des églises pour bénéficier d’une meilleure protection au plus près du Seigneur, les membres du clergé et de l'aristocratie souhaitaient être enterrés sous le dallage même. Les membres de la bourgeoisie naissante, des corporations et des autres corps sociaux disposant de revenus certains, ont demandé à suivre leur exemple. Mais l'espace a fini par manquer. La réponse du clergé a été double. Elle a fait payer ceux et celles qui souhaitaient être enterrés à l'intérieur des murs consacrés. Parallèlement, un second espace fut attribué pour le sommeil des morts à l’extérieur de l’église. Le cimetière enclos de murs et porteur de la Croix est également devenu une terre consacrée. Le cimetière a pu dès lors accueillir les Chrétiens.

Ce passage entre l'église et le cimetière s’est traduit visuellement par la création d’un nouvel élément architectural : la porte des morts.

La Mariette de Sainte-Anne

La Mariette de Sainte-Anne

En face de l’église, et de l’autre côté de la route, sous un ombrage de bosquets, il a été construit une petite mariette (petit oratoire) avec une statue de Sainte Anne.

Les mariettes se construisaient auprès des points d’eau ou des mares (d’où leurs noms).

Chaque année, lors du rassemblement pour fêter Sainte-Anne à La Saucelle le 26 juillet, à la fin de la messe, un grand chant lui est offert.

Sainte Anne, ô Bonne Mère, Vers toi montent nos chants Entends notre prière

Et bénis tes enfants.

La Mariette de Sainte-Anne

Quelques couplets de Sainte-Anne :

Sainte Anne, ô Bonne Mère, Vers toi montent nos chants Entends notre prière

Et bénis tes enfants.

1. Tes fils à l'âme fière                                     2. Ta fille immaculée Entourent ton autel            Du ciel avec amour

Ils montrent à la terre                                              Vers l'âme désolée

Qu'ils croient toujours au ciel.                             S'incline avec amour.

3. Soutiens durant leur vie                               4. Pour nous dans nos misères Tes enfants de Bertry                                                                                                           Implore sa bonté

Chantant l'âme ravie                                               Désarme les colères

Gloire à ton nom béni.                                            Du fils qu'elle a porté.

5. Quand est lourde la peine                            6. Nos pères t'ont priés Quand le devoir nous pèse              Tu les as écoutés

Nous t'implorons Ô Reine                                    Donne à notre cité

Et tout chagrin s'apaise                                        Bonheur prospérité

Architecte, peintres, vitraillistes

Restauration intérieure de l’église Sainte-Anne

Ont travaillé à la remise en forme de l’église Sainte-Anne de La Saucelle:

  • Maitre d’ouvrage : la commune représentée par son maire (Philippe Penny) et son ancien maire (Jacques Baston)
  • Maitre d’œuvre : Claire GUIORDZADE, architecte du patrimoine (75012 Paris)
  • Coordonnateur SPS : Richard PEPIN (28190 Courville sur Eure)
  • Maçonnerie : LEFEBVRE ALENÇON (61000 Alençon)
  • Menuiserie : Hervé VIEILLEROBE (61290 Les Menus)
  • Vitrail : MAISON LORIN (28000 Chartres)

avec entre autres Jacques BASTON, Alain BEURE et Philippe PENNY

Photographies du site le 15juin 2020                                                                                                                                                     

Jacques BASTON ET le sous-préfet

L’atelier Moulinier basé à Blois a travaillé dans l’été 2020 à faire renaitre les peintures de l’église Sainte-Anne de La Saucelle, avec l’architecte Mme GUIORGADZE

Cabinet Moulinier                                                          Mme Claire Guiorgadzé, architecte

Fin du chantier et remise à neuf

Donateurs

Financement des travaux : commune de La Saucelle

avec la participation de :

  • l’Etat (DETR),
  • la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français,
  • le Département d’Eure-et-Loir
  • la Région Centre Val-de-Loire,
Et avec les dons privés recueillis dans le cadre de la souscription sous l’égide

de la Fondation du Patrimoine

L’église au fil des saisons

Champ de colza     Noel                 Neige

Premier printemps de l’église refaite (2021)

11 nov 2021

Noel 2021

Vide-Grenier de mai 2021

Eté 2021

Anciennes cartes postales de l’église

L’église Sainte-Anne dans la presse

L’église Sainte Anne en partie

restaurée

Publié le 28/09/2021 par l’Echo Républicain

Les premiers travaux de réfection sont terminés. L'église de la Saucelle, construite en 1050, était abîmée par le temps. L'ancien maire, Jacques Baston lance des travaux en 2017. Il faut sauver la structure du clocher, assainir les murs et les menuiseries aussi, consolider les fondations. Les travaux révèlent des surprises : des fragments d'une fresque sont découverts.

300.000 € de travaux de restauration Les vitraux ont été complètement rénovés, les murs fraîchement repeints. Le coût total de la restauration s'élève à 300.000 €.

Le maire Philippe Penny est satisfait du résultat

« mais il y a encore beaucoup à faire et à entreprendre », note-t-il. Notamment la charpente, l'éclairage, et la couverture.

Le maire observe un vrai « dévouement des habitants vis-à-vis de l'église ». Beaucoup sont venus donner un coup de main spontanément. Ils ont aidé au nettoyage. Les conseillers se sont emparés des pioches pour creuser et voir la solidité des fondations. Le vitrailliste de la commune Slim Guenaoui a réalisé un vitrail qui donne une belle clarté et luminosité.

Le maire aimerait organiser des concerts. Il projette aussi de créer un partenariat avec les autres églises qui datent de la même époque que celle de la Saucelle afin de faire un circuit de visite.

Les dons sont toujours possibles. Ils permettent de participer à la restauration de l'église.

Les jeunes musiciens font un tabac

Publié le 25/08/2021par l’Echo Républicain

Les Petites Mains Symphoniques se sont produites à l’église Sainte-Anne © Droits réservés

Les Petites Mains Symphoniques ont l'habitude de se produire à la Saucelle. Ils ne l'avaient pas fait l'an dernier parce que les travaux de rénovation de l'église Sainte-Anne de la Saucelle, n'étaient pas terminés.

C'est dans une église fraîchement rénovée et illuminée pour l'occasion qu'ils se sont produits cette année.

Les 15 jeunes musiciens ont interprété des morceaux de compositeurs du XVI e au XX e siècles.

Parmi les spectateurs, de nombreux enfants, qui ont été impressionnés par la dextérité, l'aisance, et le savoir- faire des interprètes. Des vocations vont peut-être naître après ce concert.

À l'issue de la représentation, un pot de l'amitié, sous les pommiers près de l'église, a été offert par la municipalité.